Amy, ne chante pas dans ta tombe !

Amy, soit tu restes dans ta tombe, soit t’en sors ; mais si tu décides d’y rester parce que ton caveau te plaît, s’il te plaît ne chante pas.

Le 5 décembre, Amy Winehouse décide donc de sortir son troisième album (d’outre-tombe) qui en français s’intitule : « Lionne : trésors cachés » (Lioness : hidden treasures).

image nouvel album amy winehouse

Amy Winehouse - Lioness : Hidden Treasures

Et tout ça pour quoi ? Pour donner un peu de sous à son petit père qui n’a plus de quoi rembourser ses petites péripatéticiennes auprès desquelles il s’est si lourdement endetté. Sacré Mitch, père de la défunte Amy, qui pourtant avait déjà en septembre dernier (soit deux mois après le décès de sa fille) créé une fondation en son nom. Encore un MAFPM (moyen alternatif de financement des plaisirs de Mitch). Tout ça parce que papa s’attriste devant sa carrière ratée de crooner…

N’oublions pas maman Janis qui semble aussi s’y retrouver dans cette histoire : elle publie sur le site officiel de sa fille qu’elle est en somme très contente du succès de ce dernier album. Quelle bonne petite ! Même dans sa tombe elle nous remplit le frigo.

Mais que dire sur cet album posthume de douze titres ?  Déjà, que seulement deux d’entre eux sont composés exclusivement par Amy Winehouse (n° 8 et 10), et que quatre sont co-écrits (2, 3, 5 et 9). Le disque est donc à moitié fait de reprises et/ou de compositions offertes à la chanteuse.

Et que nous raconte-t-elle depuis sa tombe ? Qu’apparemment on garde les mêmes plaisirs après la mort :

« un jour j’achèterai les feuilles, et toi t’achèteras la weed, parce qu’on est meilleur(e)s ami(e)s n’est-ce pas ? Parce qu’on est meilleur(e)s ami(e)s, n’est-ce pas ? » (titre n°10).

Tristement, il n’y a presque rien à signaler sur la musique. C’est du Shirley Bassey raté. Peu d’énergie, peu de puissance (elle est morte en même temps…), et des mélodies qui colleraient bien à quelques scènes de noël dans des films comme « Maman j’ai raté l’avion ».

Rappelons que son dernier album Back to black, est sorti en 2006 : en cinq ans, elle a donc réussi à écrire au moins six titres exploitables (1,2 composition exploitable par an). Bravo !

L’avantage c’est qu’on n’aura pas à l’écouter sur scène.

photo d'Amy Winehouse